• info@santi-shop.eu
  • |
  •  +32(0) 10.23.33.50
  •  
Microbiote et troubles du comportement alimentaire

Les troubles du comportement alimentaire ou TCA regroupent l’anorexie mentale, la boulimie, l’hyperphagie et les compulsions alimentaires. Les études révèlent aujourd’hui une étroite corrélation entre microbiote et TCA. Découvrez dans les prochaines lignes comment le microbiote influe sur votre rapport à la nourriture.

Troubles du comportement alimentaire : qu’est-ce que c’est ?

Les troubles du comportement alimentaire peuvent être associés à des troubles de l’humeur ou de la personnalité. En effet, l’inconscient va chercher à exprimer une souffrance ou une détresse affective à travers la nourriture. Ces troubles touchent plus particulièrement les jeunes femmes et le risque suicidaire est réel tout comme le risque de mortalité par la dénutrition.

L’anorexie mentale

L’anorexie mentale se caractérise par un refus de s’alimenter avec une peur de prendre du poids. La personne ne reconnaît pas sa maigreur et se trouve toujours trop grosse. Il s’agit d’une pathologie de la perception de soi.

La boulimie

La boulimie quant à elle survient par des crises durant lesquelles la personne ingurgite d’énormes quantités de nourriture sans pouvoir s’arrêter. Une fois la crise terminée, la personne ressent un sentiment de honte et va mettre en place des techniques compensatoires comme les vomissements, la prise de laxatif ou la pratique de sport à outrance.

La personne souffrant de boulimie a généralement une faible estime d’elle-même et une distorsion de la perception corporelle avec une obsession du contrôle de son poids.

L’hyperphagie

L’hyperphagie est le fait de consommer une quantité astronomique de nourriture sans pouvoir s’arrêter. La seule différence avec la boulimie est que la personne ne cherche pas compenser. Elle garde tout ce qui peut conduire à l’obésité.

Compulsion alimentaire et sérotonine

Lorsque les compulsions alimentaires arrivent en fin de journée, il est intéressant de vérifier qu’il n’y ait pas un problème de sérotonine. Cette neurohormone est le neurotransmetteur régulant l’humeur et le comportement alimentaire. Elle est généralement sécrétée en fin de journée vers les 17h.

 95 % de la sérotonine est synthétisée dans la lumière intestinale avant de rejoindre l’encéphale via le nerf vague. Il est donc très important d’avoir un microbiote intestinal riche et de qualité pour fabriquer correctement la sérotonine. Or, lors de troubles du comportement alimentaire, le microbiote est complètement désorganisé, altéré et appauvri. En effet, la malbouffe, les crises de compulsion alimentaire, l’addiction au sucre perturbent la flore, la fragilisant. C’est un cercle vicieux qui s’installe.

Obésité et troubles psychiatriques

Une étude européenne a révélé des liens entre l’obésité et certains troubles psychiatriques. La teneur en graisse de l’alimentation impacte l’écosystème intestinal. Ainsi, les personnes en surpoids ont un microbiote perturbé ce qui a pour conséquence de favoriser encore plus la prise de poids, d’ avoir une résistance à l’insuline et une inflammation générale qui peut provoquer des troubles psychiatriques.

Les psychothérapies cherchant à revoir les comportements alimentaires, les schémas de pensée et l’image de soi sont intéressantes dès lors qu’elles sont accompagnées d’une restructuration alimentaire soutenue et complémentée par un apport en pro et prébiotiques.

Le nerf vague, lien à double sens entre le cerveau et les intestins 

Des souris soumises à un stress avaient perdu la mémoire pendant une dizaine de jours. Comme annoncé plus haut, le nerf vague fait la liaison entre les intestins et le cerveau et ce dans les deux sens. Dès lors que des probiotiques leur avait été administrés, elles recouvrirent totalement la mémoire.

Boulimie et hyperperméabilité intestinale

Dans la boulimie, il y a une véritable addiction à la nourriture qui se crée. En effet, on constate la présences de substances opioïdes dans le sang dont l’origine viendrait d’aliments mal dégradés. 

Les deux aliments avoir été identifiés sont le blé et le lait de vache. Lorsque leurs protéines ne sont pas complètement dégradées et qu’une hyperperméabilité au niveau de la muqueuse intestinale est avérée, des fragments protéiques se retrouvent dans la circulation et peuvent migrer jusqu’au cerveau.

Par ailleurs, il est intéressant de souligner que le gluten est un stimulant des récepteurs opiacés du cerveau. De ce fait, en supprimant le gluten, des comportements hyperphagiques et boulimiques peuvent être calmés.

Anorexie mentale et microbiote

En ce qui concerne l’anorexie mentale, c’est l’absence de nourriture qui devient une drogue. La dénutrition engendrée par le manque d’alimentation provoque une synthétisation de substances opioïdes endogènes qui entretiennent une dépendance à cet état. Le taux d’IgG contre le blé et le lait de vache sont fréquemment élevés dans l’anorexie mentale. La dénutrition entraîne une hyperperméabilité sévère et durable  ce qui a pour effet d’exacerber les phénomènes d’intolérance et d’entretenir les troubles du comportement.

Pour conclure

Dire que les TCA ont pour origine une dysbiose intestinale n’est pas tout à fait juste. Le facteur psychologique est évidemment à prendre en compte. Cependant, prendre soin du microbiote permet de potentialiser les psychothérapies et de faciliter la guérison des malades atteints de troubles du comportement alimentaire.

Alexia Bernard
6 mars, 2020
Partager ce poste
Archiver
Se connecter pour laisser un commentaire.