L’intérêt réel du « MISO » en radiothérapie

Nous savons maintenant que le miso est un produit fini qui a subi une double fermentation.

Durant la première fermentation, les champignons filamenteux entourent les graines dans le « Koji » et produisent principalement :

  • Des enzymes amylolytiques, protéolytiques et lipolytiques ;
  • Des vitamines (thiamine, riboflavine, vitamine B6, acide pantothénique…) ;
  • Des facteurs de croissance ;
  • De l’acide glutamique (transformation de la glutamine par une glutaminase).

La deuxième fermentation au stade « Miso » génère :

  • Tous les acides aminés essentiels ;
  • L’ensemble des vitamines B ;
  • Enormément de lactobacilles ;
  • Des enzymes supplémentaires.

Des études en cours…

Les études du Docteur Akizuki avaient mis en lumière l’action protectrice vis-à-vis des radiations de la « soupe de Miso » composée de Miso et de Wakame.

D’autres recherches menées par le chercheur japonais Hiromitsu Watanabe sur des souris ont été publiées en 2013. Ce scientifique a évalué les effets protecteurs de différents types de graines (soja, riz, orge) et de différents types de « Misos » plus ou moins fermentés vis-à-vis des rayonnements ionisants.

Il a cherché à comprendre d’où venaient les propriétés radioprotectrices du « Miso ». Provenaient-elles directement de l’un de ses composants ? De l’association de plusieurs d’entre eux ? Ou encore de la fermentation de différents composants ?

Les conclusions auxquelles il aboutit sont très claires : « Le mécanisme radioprotecteur du «  Miso » est étroitement lié aux substances produites au cours de l’étape de fermentation ».

Ce sont donc les bactéries présentes dans le « Miso » qui génèrent des substances aux effets radioprotecteurs, parmi elles, l’on trouve les cytokines.

La plus connue des cytokines est l’interféron. Il s’agit de substances solubles produites par le système immunitaire. Elles jouent un rôle de signalisation cellulaire et peuvent être apportées par d’autres voies.

Hiromitsu Watanabe explique que : « Les cytokines du « Miso » peuvent théoriquement jouer un rôle important dans la protection et/ou dans la récupération ou la régénérescence des tissus touchés lorsqu’elles sont administrées avant et pendant l’irradiation ».

Dans son livre « Le régime de prévention du cancer : l’approche macrobiotique de prévention et de guérison du cancer », Michio Kushi relate l’histoire d’une femme qui a utilisé le « Miso » accompagné d’un régime macrobiotique pour survivre aux radiations directes auxquelles elle avait été exposée lors de l’explosion d’une bombe atomique.

miso

Les aliments radio-protecteurs et la radiothérapie en cas de cancer

Les exceptionnelles propriétés radioprotectrices du « Miso » vis-à-vis des rayonnements ionisants directs ont fait penser que l’on pouvait peut-être les utiliser afin de protéger les patients en cours de traitements de radiothérapie lors de cancer.

D’autres études vont pourtant dans le même sens que celles précitées. L’une d’entre elles est intitulée « Radioprotection des tissus pulmonaires par les isoflavones de soja ». Des expérimentations réalisées à partir de soja non fermenté démontrent que les isoflavones ou flavonoïdes de soja améliorent l’efficacité des irradiations sur les nodules tumoraux pulmonaires tout en protégeant simultanément le poumon sain des blessures occasionnées par les rayons. Après fermentation, comme c’est le cas pour le « Miso » par exemple, ces isoflavones toujours présents augmentent encore la radioprotection vis-à-vis des rayonnements des radiothérapies.

Il existe plusieurs conclusions intéressantes à tirer de ces études :

  1. les isoflavones de soja non fermenté ingérés avant et après le traitement de radiothérapie protègent les cellules saines (du poumon) des dommages des rayonnements.
  2. des effets positifs ont également été observés au niveau des blessures de la peau, de la chute des cheveux, de la fréquence de la respiration, des inflammations, des pneumopathies et des fibroses : tout cela renforce les preuves des effets radioprotecteurs du soja.

    Les effets du « Miso » lors de radiothérapie :

  3. le soja semble augmenter la toxicité des rayonnements qui touchent les cellules cancéreuses et donc l’efficacité de ce type de traitement.
  4. il assure une protection des cellules saines contre tout type d’irradiation.
  5. il potentialise l’effet destructeur des rayons vis-à-vis des cellules cancéreuses.

Malgré des publications scientifiques incontestables, de nombreux oncologues ont encore tendance à rejeter les propriétés du « Miso ».

HBE Diffusion, PANNE Carol 23 juin, 2015
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