Accidents vasculaires cérébraux (AVC)

L’AVC est devenu la première cause de mortalité chez la femme. Il correspond à une lésion organique de type neurologique due à un vaisseau cérébral qui se bouche ou à une hémorragie dans le cerveau. Dans 80% des cas, il s’agit d’accidents ischémiques, appelés également infarctus cérébraux ou ramollissements cérébraux.

Ils sont dus à l’occlusion d’une artère par un caillot qui se forme loca­lement sur des parois abîmées du vaisseau (athérosclérose) ou qui provient du cœur (le caillot se détache et génère une embolie.)

Dans 20% des cas, il s’agit d’accidents hémorragiques dont les causes sont l'hypertension artérielle, une tumeur, un traumatisme, des anomalies des vaisseaux (anévrismes) ou qui sont dus à une prédisposition particulière, traitement anticoagulant, alcoolisme, trouble de la coagulation du sang, absorption importante d’aspirine, alimentation grasse, absence d’oméga 3 EPA (huiles de poisson).

Fréquence des accidents vasculaires cérébraux 

On observe 150 000 nouveaux cas par an en France, avec une diminution de 50% depuis quelques décennies, du fait des mesures de prévention des facteurs de risque.

L’âge moyen de survenue se situe aux environs de 70 ans, (10% des cas, soit de 10 à 15 000/an, avant 45 ans), avec une légère prédominance masculine.

Chaque jour 50 femmes meurent suite à un AVC !

Signes et symptômes des accidents vasculaires cérébraux 

  • Dans les accidents ischémiques, le début est brutal ou progressif avec des troubles neurologiques nets, à type d’hémiplégie (para­lysie de la moitié du corps), d’aphasie (disparition de la parole), de disparition de la vue dans la moitié d’un champ visuel (hémianopsie latérale homonyme).
  • Dans les accidents hémorragiques, les signes apparaissent le plus souvent progressivement, parfois précédés de maux de tête (céphalées) et/ou de vomissements ; les troubles sont souvent sévères avec un coma et une aggravation progressive.

Un petit signe est marquant : l’impossibilité de siffler.

Ces accidents peuvent être causés par une HTA, du Cholestérol (corps gras), le tabac (multiplie par 2 les risques d’AVC), l’absence d’exercices physiques, un pouls irrégulier (possibilité d’embolies).

Accidents vasculaires cérébraux : examens

  • Le scanner ou l'IRM permettent le diagnostic.
  • Dans le cas d’une hémorragie chez une personne jeune, l’angio­graphie (examen radiologique avec injection d’un produit qui visualise les artères) est indiquée, pour rechercher une malformation des vaisseaux opérable (anévrisme).
  • Les examens sanguins sont essentiels pour déterminer le terrain, on cherche à reconnaître :
  • L’état inflammatoire mobilisant la lignée blanche (leucocytes, macrophages, interféron) et qui exalte l’ensemble des fonctions. Il est impératif « d’éteindre ce feu ».
  • La vitesse de sédimentation.
  • La C. Réactive Protéine (CRP ultrasensible) qui est le facteur prédictif de risque cardio-vasculaire le plus pointu.
circulation sanguine

Accidents vasculaires cérébraux : Évolution et complication

Une récupération complète est possible, mais dans huit cas sur dix, il existe des séquelles plus ou moins importantes. Il s’agit d’une affection sérieuse qui peut rapidement s’aggraver avec des convulsions (épilepsie), un coma et une mort cérébrale.

Accidents vasculaires cérébraux : prévention

La prévention est celle des facteurs de risque : hypertension arté­rielle (son traitement réduit de 50% la survenue de l’AVC), tabac, diabète, hypercholestérolémie.

Lorsque l’accident initial a été provoqué par une embolie, un trai­tement pour fluidifier le sang sera nécessaire en continu avec de l’aspirine ou des médicaments anticoagulants.

Accidents vasculaires cérébraux : traitement officiel

  • Dans l’ischémie cérébrale, le traitement a pour objectif de dissoudre le caillot pour éviter son extension et une aggravation des symptômes. Les médicaments sont l’aspirine et parfois des anticoa­gulants ainsi que des anti-hypertenseurs (le maintien d’une pression artérielle adaptée est essentiel). Attention à l’excès d’aspirine qui peut provoquer une hémorragie.
  • Dans l’accident hémorragique, on recherchera et on traitera une éventuelle malformation des vaisseaux cérébraux, par chirurgie ou occlusion en montant une sonde par les artères jusqu’au lieu de la malformation.
  • Dans tous les cas, respecter une hygiène de vie (diététique et nourriture saine, gestion du stress, activité physique régulière, fuir la pollution atmosphérique). Après la phase aigüe, la récupération sera encouragée par une rééducation effectuée par un personnel spécialisé (kinésithérapeute, orthophoniste...).

Accidents vasculaires cérébraux : homéopathie 

Nous disposons d’une palette de remèdes à prendre selon les modalités.

Dans la phase aiguë

  • Arnica 5 CH : 5 granules, 3 fois par jour. AVC chez un hypertendu à l’occasion d’un effort violent, d’un surmenage, d’une émotion. Évacuation involontaire des matières et des urines. Facilite la résorption en cas d’hémorragie cérébrale.
  • Apis mellifica : œdème cérébral. En 15 ou 30 CH, 1 dose ou 10 granules par jour pendant 20 jours.
  • Aconitum napellus 15 CH : agitation et angoisse avec peur de la mort. Figure rouge sombre. Battement des carotides.
  • Gelsemium 15 CH : hémiplégie. 5 granules matin et soir.
  • Natrum sulfuricum 15 CH : hémiplégie. 1 dose par jour ou 10 granules, 8 jours.

Hémiplégie

  • Bothrops lanceolatus : prévention des risques de thrombose veineuse. Permet de réduire le taux de prothrombine à 60%. Prendre 5 granules en 5 CH, 2 à 3 fois par jour.
  • Crotalus cascavella 9 CH : hémiplégie du côté droit avec halluci­nations auditives. Élocution laborieuse.
  • Crotalus horridus 9 CH : hémiplégie du côté droit avec trismus et aphasie. Élocution impossible ou incohérente.
  • Lachesis mutus 9 CH : hémiplégie gauche avec cyanose viola­cée des joues chez un patient alcoolodépendant.


Séquelles d'hémiplégie (rééducation)

  • Baryta carbonica 15 CH : séquelles d’hémiplégie chez un patient athéroscléreux, hypertendu et sénile. Ramollissement cérébral. Perte de la mémoire. Comportement puéril. Prendre 5 granules par jour ou 1 dose​ 3 fois par semaine.
  • Causticum 15 CH : 5 granules par jour.
  • Rhus toxicodendron 9 CH : 5 granules, 2 fois par jour.

L’hémiplégie est une paralysie d’origine centrale.

La paralysie de la face est une paralysie d’origine périphérique.

Paralysie de la face

  • Phase aiguë
  • Aconitum 30 CH : (2 tubes) 5 granules, 4 fois par jour (paralysie faciale à déclenchement imprévisible après un coup de froid).
  • Curare 30 CH : 5 granules toutes les 2 heures, en diminuant sur base d’une amélioration (ptôse palpébrale supérieure, écoulement lacrymal et paresthésie).

Autres séquelles

  • Causticum 30 CH : (2 tubes), 5 granules, 3 fois par jour (paralysie progressive avec névralgie aggravée par le froid sec). Dépression. Pleurs faciles. Peur de l'avenir. Trouble de la parole.
  • Conium 30 CH : (2 tubes), 5 granules, 3 fois par jour (syndrome dépressif avec aboulie et vertiges).

Accidents vacsulaires cérébraux : plantes

Les plantes vasodilatatrices dont l’action s’exerce sur la paroi vasculaire, sur le contrôle du système nerveux autonome, du système hormonal et métabolique.

Les plus efficaces sont : l'Olivier, le Gui, l’Ail, le Rauwolfia (réserpine). Les autres sont : l’Aubépine, l'Oignon, la petite Pervenche, la grande Berce (semence) et le Céleri.

Les plantes fluidifiantes favorisent la circulation sanguine, préviennent des risques thrombotiques et assurent une meilleure capillarité du sang : le Mélilot, l’Ail et l’Aubépine.

Ail-Coenzyme Q10 : prenez 2 gélules aux 2 repas, pendant 1 mois. Puis, 2 fois, 1 gélule (Phyt-lnov).

À ces plantes majeures, il est intéressant d’en associer d’autres, d’action plus spécifique.

  • Action sur la coagulation sanguine

Le Mélilot : par son action antivitamine K, améliore la fluidité sanguine. Il doit être arrêté avant les règles.

L’Aspérule odorante : comme le mélilot, contient des dérivés coumariniques. Son action est surtout sédative.

Le Cornouiller sanguin : prévient les risques de thrombose. Il s’utilise en bourgeon. (Macérat glycériné 1 D, 2 fois 40 gouttes, matin et soir).

La Mélitte : plante à coumarine.

  • Action sur l'inflammation

Le Cassis : augmente la résistance capillaire (en bourgeon) et stimule la production de cortisol (anti-inflammatoire).

L’Aulne : prévient la thrombose (en bourgeon).

Le Ginkgo biloba : ses caractéristiques sont de trois niveaux, à savoir : l’oxygénation cellulaire, la fluidité sanguine et la protection vasculaire (en teinture mère). 2 fois 50 gouttes.

- + EPA-Krill : 2 gélules aux 2 repas (Phyt-lnov).

Accidents vasculaires cérébraux : gemmothérapie

  • Matin 50 gouttes + eau Ribes nigrum (cassis) Bg. Mac. Glyc. 1D, 1 flacon 250 ml.
  • Midi 50 gouttes + eau Crataegus oxyacantha (aubépine) Bg. Mac. Glyc. 1D, 1 flacon 250 ml.
  • Soir 50 gouttes + eau Syringa vulgaris (lilas) Bg. Mac. Glyc. 1D, 1 flacon 250 ml

Le Cassis est vasculo-protecteur et régule la coagulation. C’est un excellent détoxiquant sanguin, phlébotonique, il stimule les surrénales (cortisol).

L’Aubépine sera prescrite contre l’insuffisance du myocarde. Elle draine le cœur et soutient sa force contractile. Elle régularise les troubles du rythme cardiaque liées aux séquelles d’infarctus.

Le Lilas combat le spasme cardio-vasculaire, lutte contre l’athé­rosclérose, désobstrue les coronaires (évite les opérations de pontage).

N.B. Alnus glutinosa (aulne) : Bg Mac. Glyc. 1 D : 2 fois 50 gouttes. Contre les séquelles d’une hémorragie cérébrale et d’un ramol­lissement cérébral.

cassis fruits

Accidents vasculaires cérébraux : huiles essentielles 

Athérosclérose

Voie orale (anti-athérosclérose, anti-coagulant, fluidifiante)

Excipient QSR 1 gélule n°2. 60 gélules

1 gélules 2 à 3 fois/j, 20 j.

À renouveler après 1 semaine d’arrêt.

Thrombose

Voie orale

Excipient QSR 1 gélule gastro-résistante n°2, 1 gélule 3 fois/j.

20 à 30 j.

Phlébite

Voie orale

Excipient QSP, 1 gélule n°2, 2 fois 2 gélules pendant une semaine.

Voie cutanée

Excipient QSP, 1 flacon de 100 ml, 3 applications/j. 20 j.

Angine de poitrine, insuffisance coronarienne, infarctus (menace)

5 gouttes dans un peu de miel ou sur un sucre de canne en bouche. Répéter cette prise tous les 1/4 d’heure ou jusqu'à l’arrivée du médecin. Et appliquer 8 à 10 gouttes sur la zone cardiaque tous les 1/4 d’heure pendant 2 heures jusqu’à l’arrivée du médecin.

Artérite

5 à 6 gouttes sur un sucre de canne ou dans un peu de miel, en bouche, 6 par jour pendant 7 à 10 jours.

Accidents vasculaires cérébraux : nutriments 

Les oméga 3 EPA sont indispensables, surtout dans la prévention.

  • EPA-Krill : 2 gélules aux 2 repas.
  • Ail-Coenzyme Q10 : 2 gélules aux 2 repas pendant 1 mois. Puis, 1 gélule aux 2 repas.
  • Radicolyse : 2 gélules aux 2 repas, 3 semaines par mois.

Accidents vasculaires cérébraux : un bon conseil

Dès lors que vous avez un AVC, se rendre dans un hôpital avec la présence d’un neurologue, seul habilité à faire un IRM qui va débusquer l’embolie et y prescrire un remède thrombolytique.

Shirley Parys 8 novembre, 2023
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