Une carence en iode peut-elle être fatale pour votre santé ?

Bon nombre d’entre nous sont actuellement carencés en vitamines et en minéraux, car il semble de plus en plus difficile d’avoir des apports suffisants de nutriment de qualité par le seul apport de la nourriture.

Parmi les insuffisances fréquentes, on compte celle de l’iode. Aux États-Unis, les chercheurs estiment qu’au sein de la population adulte, 74 % manqueraient d’iode. Les taux d’insuffisance d’iode ont quadruplé depuis 40 ans.

Les effets néfastes sur la santé sont nombreux

Cela peut se manifester par des vertiges ou des maux de têtes, de la fatigue, de l’inquiétude ou de l’anxiété, de l’instabilité émotionnelle, désadaptation, perte d’acuité visuelle, assèchement de la peau, trouble de la digestion ou constipation, mais aussi des problèmes beaucoup plus graves de type dégénératif.

Un nombre croissant d’études met en évidence la très forte corrélation entre l’insuffisance d’iode et les épidémies d’obésité, d’affaiblissement cognitif, de troubles psychiatriques, de maladies cardiaques, de fibromyalgie et même de cancer.

Étrangement, l’insuffisance d’iode peut mener à l’hypothyroïdie qui se manifeste par un niveau insuffisant d’hormone thyroïdienne qui mène à un ralentissement du métabolisme, mais elle peut également déboucher sur une hyperthyroïdie. Dans ce cas, un excès d’hormone thyroïdienne occasionne des troubles du rythme cardiaque, de l’ostéoporose, des insomnies ou encore une fatigue ou une fonte musculaire.

Les tissus du sein par exemple ou encore les muscles de l’estomac ont également besoin d’iode pour fonctionner de manière optimale. Les relations entre insuffisance en iode et cancer du sein, sein fibrokystique ou problèmes d’estomac (cancer y compris) sont de plus en plus évidentes.

Cela se comprend aisément quand on sait qu’un dysfonctionnement thyroïdien perturbe les niveaux de cortisol ainsi que l’immunité déficiente. Un taux de cortisol perturbé rompt l’équilibre de l’ensemble du système endocrinien. Il s’en suit tout un cortège de perturbations : inquiétude, anxiété, inflammation systémique, etc.

Pourquoi sommes-nous carencés en iode ?

Les sols de culture et la mer sont les sources d’iode les plus importantes.

Les sols ont été épuisés par la culture intensive et industrielle avec pour conséquence des végétaux eux-mêmes très pauvres en iode. Quant à la mer, tout le monde n’a pas la chance d’y vivre à proximité. C’est cette donnée qui a mené à l’introduction du sel iodé dans les années 1920.

Le sel iodé industriel était censé constituer une source suffisante d’iode et ainsi en réduire les carences. Quelques décennies plus tard, les scientifiques ont attiré l’attention sur les effets nocifs d’une alimentation trop salée et les médecins se sont empressés de mettre leurs patients hypertendus au régime sans sel et poussé les autres à en diminuer la consommation.

Et effectivement, le sel iodé n’est pas la manière idéale de combler les besoins de l’organisme en iode. D’autant que le sel de table est nettoyé et traité de manière chimique pour donner lieu au chlorure de sodium qui est considéré par le corps comme un agent étranger. Sa métabolisation est excessivement coûteuse en énergie et en eau pour l’organisme, ce qui perturbe tout l’équilibre hydrique du corps, mais aussi le système immunitaire.

Le sel industriel contient également des additifs chimiques toxiques comme le fluorure et de l’aluminium, deux substances bien connues pour leurs conséquences néfastes sur le cerveau.

Alors que faire ?

Pour éviter la nocivité du sel chimique, optez pour un sel naturel de mer ou de l’Himalaya.

En ce qui concerne l’iode, orientez-vous vers d’autres sources alimentaires. Pour ceux qui en mangent, le fromage et les œufs en contiennent. Mais ce sont surtout les produits d’origine marine vers lesquels il faut se tourner. Les poissons de mer, les crustacés et les fruits de mer en sont très riches. Les végétariens trouveront facilement leur compte d’iode dans les algues telles que la dulse, le varech, le haricot ou spaghetti de mer, le wakamé ou le nori.

Serait-ce là la clé du peu d’incidence du cancer du sein chez les femmes résidant au Japon où les algues font partie intégrante de l’alimentation quotidienne plutôt que le soja comme les scientifiques l’ont longtemps pensé ?

Si vous n’êtes pas amateurs d’algues, vous trouvez aisément des compléments alimentaires sous forme de capsule ou de comprimés qui en contiennent.

Quel que soit le produit que vous choisissez, assurez-vous simplement que l’algue est originaire du secteur faible en radioactivité. Pour bien faire, il faudrait absorber minimum 250 à 400 μg d’iode par jour, bien que l’on puisse en consommer jusqu’à 1100 μg de manière quotidienne afin de s’assurer une excellente santé.

Si vous combinez la prise d’iode avec du sélénium (cofacteur des enzymes de la thyroïde), vous amplifiez ainsi ses effets et vous protégez votre glande thyroïde dans la foulée.

Grâce à cela vous augmenterez votre taux d’énergie et fatalement votre qualité de vie tant à court qu’à long terme, car vous serez plus adaptable et moins vulnérable vis-à-vis de stress environnementaux.

HBE Diffusion, PANNE Carol 27 décembre, 2014
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