• info@santi-shop.eu
  • |
  •  +32(0) 10.23.33.50
  •  
L’utérus, un émonctoire méconnu et sous-estimé

Vous avez certainement déjà entendu parler des émonctoires, ces organes ou systèmes chargés d’éliminer les déchets métaboliques (toxines) générés par le fonctionnement normal du corps. Ils sont aussi chargés d’éliminer les déchets qui viennent de l’extérieur par l’intermédiaire des diverses pollutions : alimentaires, atmosphériques, médicamenteuses, etc.

Le principal organe excréteur est la peau. Viennent ensuite les reins, les intestins associés au foie et à la vésicule biliaire et les poumons.

La femme a la chance de posséder un émonctoire supplémentaire souvent méconnu et donc sous-estimé : l’utérus ou le vagin.

Si cet organe est le plus souvent associé à la procréation et à la sexualité, on oublie que tous les mois de la vie à partir des premières règles jusqu’à la ménopause, l’orifice vaginal sert à évacuer les déchets menstruels.

Certains scientifiques font le lien entre cette plus grande faculté d’élimination de la femme et son espérance de vie plus longue que celle des hommes. D’autres en trouvent l’origine des nombreux mal-être et problèmes de santé qui surviennent à partir de la ménopause chez la femme lorsque cet émonctoire perd sa fonction éliminatrice menstruelle.

Il faut noter que si les règles constituent une voie de drainage importante, il existe aussi d’autres sécrétions vaginales, les pertes dites « blanches » et ces dernières restent présentes même après la ménopause. Tout n’est donc pas perdu, même pour les femmes un peu plus âgées.

Pour que cet émonctoire fonctionne correctement, il faut veiller à avoir une bonne flore. Rappelons que cette dernière est directement liée à la qualité de la flore intestinale. C’est ainsi que reconstituer ou entretenir la flore intestinale avec de bons prébiotiques et probiotiques permettra de garder un émonctoire utérin et cutané performant. En effet, la qualité de la peau est elle aussi directement reliée à celle du biote intestinal.

Afin de soutenir cet émonctoire typiquement féminin, on peut également  penser à utiliser des plantes emménagogues qui stimulent le flux sanguin utérin : achillée millefeuille – absinthe – armoise commune – persil – angélique – muscade – gingembre – balsamite – racine de fenouil – génépi – gattilier – matricaire – safran – sauge – séneçon – souci – tanaisie. Certaines d’entre elles régularisent les cycles.

Sachez mesdames que même si vous n’avez plus de règles, des plantes comme l’achillée, le gattilier, l’armoise commune, le safran, le houblon ou encore le fenugrec qui favorise l’élimination des mucosités, permettront de ne pas laisser ce précieux émonctoire totalement au repos.

D’autres pistes peuvent aussi être explorées et venir en soutien du travail effectué avec les plantes. Par exemple les bains dérivatifs ou les poches de gel (remis au goût du jour par France Guillain) peuvent rendre d’excellent service en désengorgeant et en tonifiant le petit bassin.

Carol Panne
16 mars, 2018
Partager ce poste
Archiver
Se connecter pour laisser un commentaire.