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Guide des huiles essentielles : comment bien les utiliser

De la bonne manière, dans la bonne quantité, avec la bonne huile végétale

Les huiles essentielles peuvent s’utiliser de plusieurs façons et il est important de connaitre les avantages et inconvénients de chaque méthode d’administration pour mieux tirer parti des capacités des huiles essentielles.


La voie cutanée : une efficacité maximale pour une excellente tolérance

Sur le plan thérapeutique, la voie transcutanée est sans aucun doute celle à privilégier, car elle offre le meilleur rapport efficacité/tolérance. C’est aussi la moins toxique et la moins à risque quant aux effets secondaires. Les huiles essentielles étant lipophiles, elles traversent parfaitement la peau afin de rejoindre la microcirculation pour une action locale puis générale sur le corps tout en ne pénétrant pas dans le foie, évitant ainsi une toxicité hépatique ou digestive.

L'action locale lorsqu’on applique une huile essentielle sur un genou douloureux peut paraitre évidente, mais sachez qu’il est également possible d’agir sur les organes tels que l’estomac ou la vessie avec une application locale.

La voie cutanée ou transcutanée est souvent utilisée en prévention. Cependant, c’est mal connaître la puissance de pénétration des huiles essentielles car celles-ci sont également très efficaces pour traiter des infections aiguës. 

De plus, choisir l’administration par voie cutanée permet également de bénéficier de l’action olfactive des huiles. C’est particulièrement le cas lorsqu’elles sont appliquées sur les poignets ou le plexus solaire, qui font partie des méthodes les plus régulièrement employées. 


HE sur la peau : pure ou diluée ?

Pour cela, tout dépend de l’huile essentielle choisie et de l’action recherchée. Beaucoup d’HE sont dites « dermocaustiques », cela veut dire qu’elles peuvent causer des brulures cutanées, et il n’est donc pas question de les appliquer pures. 

Par ailleurs, en les mélangeant à une huile végétale, l’action et la pénétration de certaines huiles essentielles peuvent être optimisées voire démultipliées. C’est pourquoi, dans la majorité des cas, il est préférable de diluer les HE dans une huile végétale avant de les appliquer.

Certaines exceptions existent néanmoins. 

  1. En cas de piqûre de moustique, appliquez de l’huile essentielle de lavande aspic pure directement sur la piqûre. 

  2. En cas d’herpès, appliquez une HE de niaouli ou de tea tree pure directement sur la lésion. 

L’application pure ou diluée dépendra également de la zone à traiter ainsi que de la sensibilité de chacun. Faites bien attention à ne pas appliquer une HE pure sur des muqueuses (utérines, nasales et intestinales) sans l’avis d’un professionnel de la santé.


Les huiles essentielles, où les appliquer pour plus d’efficacité ? 

Les huiles essentielles sont à appliquer en premier lieu sur les zones proches de l’organe à soulager. C’est ainsi que seront traitées de nombreuses douleurs physiques comme les douleurs articulaires, mais aussi une bronchite ou un mal de ventre, par exemple. 

Dans le cas d’une action plus profonde et plus générale, mieux vaut alors appliquer les huiles essentielles sur des zones riches en tissus vasculo¬nerveux.

La face interne des poignets est le premier endroit à privilégier dans ces moments-là : 2 gouttes d’un côté puis on frotte les 2 poignets ensemble pour faire pénétrer l’huile essentielle. Pour finir, il sera utile de compléter l’action cutanée par celle olfactive en respirant ses poignets profondément. 

  • Les autres zones d’application des huiles essentielles sont : 

  • le plexus solaire : pour une action sur le système nerveux ; 

  • les zones paravertébrales ; 

  • derrière l’oreille : pour les maladies infectieuses ; 

  • la plante des pieds : pour une action générale sur le corps. Intéressant à utiliser dans le cadre de la réflexologie plantaire. À privilégier chez les personnes à la peau très sensible ou réactive ; 

  • au niveau des 7 chakras : pour ceux qui maîtrisent cette approche et ces zones énergétiques particulières. 


Une huile végétale pour chaque indication 

Pour réaliser une application locale, mieux vaut parfois diluer les HE dans une huile végétale qui sert à la fois de support et d’adoucisseur pour l’huile essentielle. Il existe beaucoup d’huiles végétales, chacune possédant des propriétés différentes et elles seront donc choisies en fonction de la pathologie à traiter ainsi que de la zone d’application. 

Voici les principales huiles végétales avec leurs actions particulières : 

 


La voie olfactive : pour une action émotionnelle

Il ne faut pas confondre la « voie olfactive », qui agit thérapeutiquement et la « diffusion » d’huiles essentielles dans l’atmosphère d’une pièce, qui agit préventivement. Cette dernière ne possède pas la même puissance que l’olfaction individuelle

Le principe de l’olfaction est simple : respirer régulièrement des huiles essentielles grâce à :

  • l’application sur les poignets ; 

  • l’application sur un mouchoir ; 

  • l’utilisation d’un aérosol ou d’un bol d’eau chaude qui permet une « fumigation ». 

Contrairement aux croyances, la voie olfactive n’agit pas seulement sur les voies respiratoires. En effet,  grâce aux terminaisons nerveuses présentes dans les fosses nasales, le cortex réagit également aux senteurs déployées pour influencer les émotions mais aussi les hormones ou les glandes endocrines. 

Cette méthode permet donc une action très générale grâce à son action sur le système nerveux central. Ainsi, respirer une huile essentielle de lavande peut entraîner un apaisement du stress et même avoir un effet antidépresseur. 

Les voies cutanées et olfactives sont les seules méthodes d’application des huiles essentielles qui bénéficient d’une reconnaissance thérapeutique. Cette acceptation est principalement donnée pour soulager les douleurs et pour traiter les infections de la sphère ORL et pulmonaire.

Attention !  La méthode d’olfaction présente des précautions d’emploi et des effets secondaires à connaitre. 

  • Attention à ne pas inhaler des huiles essentielles de façon trop répétée. Inhalées trop souvent, les HE deviennent irritantes pour les muqueuses du nez et des sinus, et risquent de donner des céphalées, voire des vertiges. 

  • En cas d’asthme ou d’allergies, la prudence est demandée avec les HE utilisées. Par exemple, l’HE de menthe poivrée peut entraîner des spasmes respiratoires chez les enfants ou les personnes sensibles. 


La diffusion : pour assainir l’air ambiant

Une des utilisations les plus courantes des huiles essentielles est sans aucun doute la diffusion atmosphérique, en particulier dans des zones confinées. 

Déjà au Moyen-Age, l’encens était largement utilisé en diffusion par les prêtres dans les églises principalement pour masquer les odeurs corporelles et désinfecter l’air ambiant.

De nos jours, les huiles essentielles sont utilisées pour les mêmes raisons, c’est-à-dire pour améliorer la qualité de l’air. Au-delà de cette action « odorante », la diffusion d’huiles essentielles possède aussi un rôle préventif. L’hiver, la diffusion est utilisée pour assainir les pièces dans lesquelles le passage est important. Cela permet ainsi que limiter la transmission de microbes.

La diffusion d’huiles essentielles peut se révéler très utile au printemps ou en été pour faire fuir les insectes indésirables, bien que la taille de la pièce diffusée puisse diminuer l’efficacité de la diffusion. 

Pour en savoir plus sur les différentes méthodes de diffusions, vous pouvez vous rendre ici. N'oubliez pas de bien nettoyer votre diffuseur après chaque utilisation.

Attention !  Respirer des huiles essentielles sur une trop longue durée peut provoquer des irritations des voies respiratoires ou des effets secondaires sur les système nerveux. Veuillez donc éviter de diffuser les HE dans la chambre à coucher pendant la nuit ou dans une pièce à vivre pendant trop longtemps.


La voie orale : pour les confirmés uniquement

L’utilisation des HE per os, c’est-à-dire par voie orale, est la plus puissante, mais aussi la plus délicate des méthodes d’utilisation des huiles essentielles. 

Ce mode d’administration est déconseillé si vous êtes débutants dans le monde de l’aromathérapie et que vous ne maîtrisez pas ses contre-indications et précautions d’emploi. Par ailleurs, cette voie est souvent déconseillée chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans.

Lorsqu’on avale des huiles essentielles, celles-ci passent par le foie. Cependant, cet organe peut de souffrir d’une trop longue prise d’huiles essentielles et le risque d’une toxicité hépatique n’est pas à oublier. C’est pourquoi il est déconseillé de consommer des huiles essentielles plus de 10 jours consécutifs sans avis médical. Pour certaines HE, il sera bénéfique d’y associer des plantes ou des huiles essentielles hépatoprotectrices (essence de citron ). 

Pour certaines indications, la voie orale est néanmoins nécessaire. Dans ces cas-là, il faudra éviter de prendre les huiles essentielles pures et préférer soit 

  • soit diluée dans un aliment, un peu d’huile végétale (huile d’olive), du miel ou même une teinture mère de phytothérapie ; 

  • soit disposée sur un comprimé neutre, de la mie de pain ou du miel. 

On peut aussi prendre les huiles essentielles sous forme de capsules vendues telles quelles par un laboratoire ou bien dans une gélule préparée en pharmacie.


HE par voie orale : ne pas se tromper dans les doses

Je vous donnerai beaucoup d’exemples pratiques dans ce dossier. Je parlerai de nombre de gouttes d’huiles essentielles pour une utilisation familiale, mais je pourrai aussi vous donner des quantités en milligrammes, en particulier pour les préparations magistrales à faire fabriquer en pharmacie.

De la même façon, vous pourrez trouver dans des livres des posologies très variables qui utilisent aussi bien les milligrammes que les gouttes, voire les millilitres.

Malheureusement, il n’y a pas de vrai consensus, car le poids d’une goutte dépend du flacon doseur et de la densité de l’huile essentielle. Je vais donc vous donner les moyennes qui sont en général retenues.

La pharmacopée européenne indique que si on utilise un compte-gouttes de référence sous forme de pipette en verre :

  • 20 gouttes = 1ml 

  •  1 goutte = 50mg

Mais chaque fabricant fait en réalité ce qu’il veut en fonction des flacons qu’il décide d’utiliser. Le diamètre des compte-gouttes est donc variable d’une marque à l’autre. Aujourd’hui, la plupart utilisent des flacons « stilligouttes » (les gouttes sont plus fines avec un stilligoutte qu’une pipette en verre), qui donnent en moyenne :

  • 30 gouttes = 1ml;

  • 1 goutte = 30 mg en moyenne, mais ça peut aller de 25 à 40 mg.

En pratique, utilisez ces chiffres, qui sont proches de la réalité.

Alexia Vinel
2 juin, 2021
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