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Maladie de Nash : entre malbouffe et foie gras

NASH est l’acronyme anglophone pour stéatose hépatique non alcoolique ou stéatohépatite non alcoolique. Autrement dit, « la maladie du foie gras » également connu sous le nom de « la maladie du soda »… Le ton est donné. Découvrez dans les prochaines lignes cette maladie peu connue aux conséquences désastreuses qui n’est que le résultat d’une hygiène alimentaire décousue.

Qu’est-ce que la maladie de NASH ?

Maladie dite de civilisation par excellence, elle est le résultat d’une hygiène alimentaire inadaptée, à savoir : extrêmement riche en sucre et en gras. Le foie étant enflammé, il ne peut plus fonctionner correctement.  Malgré que les cellules hépatique soient abîmées comme lors d’hépatites d’origine alcoolique, la consommation d’alcool n’a aucun rôle dans ce processus lésionnel. Il s’agit en effet, comme indiqué plus haut, d’un problème hépatique lié au à la consommation excessive de sucre et de gras, d’où ses surnoms explicites : « la maladie du foie gras » ou « la maladie du soda ».

Facteurs à risque de la NASH

La stéatohépatite non alcoolique est une maladie chronique du foie qui touche des millions de personnes à travers le monde. Elle est extrêmement courante auprès des populations souffrant d’obésité. Pour information, la NASH est la deuxième cause de greffe de foie au États-Unis, derrière l’hépatite C et devrait devenir la première en 2020. « Une étude publiée dans le Journal of Hepatology estimait en 2016  le nombre d’adultes  atteints de NASH aux États-Unis à 17.3 millions, et devrait atteindre 27 millions d’ici à 2030 ; dans les cinq grands pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et le Royaume-Uni) ces chiffres ont été estimés à 12.6 millions et 18.3 millions respectivement* »

Concrètement, la NASH est liée à la résistance à l’insuline car, en effet, le pancréas des personnes en surpoids doit sécréter une quantité considérable d’insuline pour faire diminuer le taux de sucre dans le sang (la glycémie). Au fil des années, celui-ci s’épuise entraînant une hausse de la glycémie : un diabète de type II apparaît. Parallèlement, cette hyper-insulinémie perturbe l’assimilation des acides gras par les cellules du foie : c’est la stéatose assurée. 

Les autres facteurs de risque selon le Centre Hépato-Bilaire de Villejuif sont:

  • le surpoids (Indice de masse corporelle supérieur à 25 kg/m2) 
  •  l’hyperglycémie à jeun (supérieure à 6,1mmol/l) 
  •  l’hypertriglycéridémie (supérieure à 1,7mmol/l) 
  •  l’adiposité centrale (tour de taille supérieur à 88 pour les femmes et supérieur à 102 cm pour les hommes) 
  •  un taux d’HDL-cholestérol bas (inférieur à 0,5 g/l pour les femmes et inférieur à 0,4 g/l pour les hommes).

Comment la NASH est-elle détectée ?

Si le sujet appartient aux catégories de personnes à risque évoquées dans le paragraphe précédent et qu’il présente une fatigue généralisée, des œdèmes, des hémorragies digestives ou une jaunisse, il se peut que la maladie de NASH soit déjà installée.

N’ayant pas de symptômes propres, la maladie de NASH est difficilement détectable. Des analyses sanguines peuvent dans ce cas révéler un haut taux de transaminase et des Gamma GT sachant le sujet n’est pas atteint d’hépatites ni virale, ni d’origine alcoolique. Cependant, cela ne suffit pas. Une biopsie du foie doit être pratiquée pour valider le diagnostic.

Conséquences de la NASH

Cette pathologie entraîne avec elle de nombreuses conséquences désastreuses si elle n’est pas correctement prise en charge. En effet, 1/3 des stéatoses hépatiques non alcoolique évoluent vers une cirrhose ouvrant dès la porte à un possible carcinome hépato-cellulaire, autrement dit : un cancer du foie.

Traitements Conventionnels

La maladie de NASH est réversible avant l’apparition d’une cirrhose. Ce qui est très encourageant !

Les traitements consistent à :

  • Revoir l’hygiène de vie générale du patient afin de limiter la prise de poids voire d’en perdre : refonte alimentaire, travail psychologique autour de la problématique alimentaire, activité physique adaptée,
  • prise de médicaments pour combattre l’insulino-résistance. 

Pour les cas les plus sévères :

  • Chirurgie bariatrique 
  • Greffe de foie 

Traitements et Thérapies Complémentaires

Les techniques complémentaires de santé et de bien-être au naturel comme l’homéopathie, la médecine traditionnelle chinoise, l’ayurvéda, la naturopathie, l’hypnose ericksonienne, la sophrologie, la méditation ou encore les techniques réflexes comme la réflexologie plantaire, palmaire, endo-nasale ou auriculaire peuvent très bien dans ce cas accompagner un patient souffrant de la NASH pour potentialiser son protocole ordonné par ses médecins.

En effet, chacun dans sa discipline peut apporter un soutien qu’il soit d’ordre psycho-émotionnel, diététique, énergétique ou par le biais d’une pharmacopée naturelle adéquate, personnalisée et compatible avec tout traitement allopathique. 

*Estes, C. et al., Modeling the epidemic of nonalcoholic fatty liver disease demonstrates an exponential increase in burden of disease. Hepatology, 2018. 67(1): p. 123-133

source: GENFIT

Alexia Bernard
27 décembre, 2019
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