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L’amour vu par les neurosciences

Que se passe-t-il dans le cerveau lorsque nous tombons amoureux ? Grâce au développement des techniques d’imagerie cérébrale et des neurosciences, les chercheurs découvrent chaque jour comment notre cerveau fonctionne. Découvrez dans cet article une autre vision de l’amour, celle décortiquée par les neurosciences ou quand l’alchimie est une histoire de chimie…

Quand faire l’amour renforce les liens entre les partenaires 

Selon les chercheurs universitaires de Syracuse, il semblerait que lorsque l’on tombe amoureux, une douzaine d’aires du cerveau s’activent à la production de différentes neurotransmetteurs comme l’ocytocine, la dopamine, l’adrénaline ou la vasopressine correspondant aux différentes étapes du processus de l’attachement amoureux. 

Pour résumer, lorsque vous vous sentez attiré.e par une personne, votre hypothalamus envoie un signal afin de produire de la dopamine qui est l’hormone du plaisir et de la récompense et qui vous pousse à l’action. Lors d’une relation sexuelle, la lulibérine est sécrétée par stimulation jusqu’à l’orgasme qui est une décharge d’endorphine, l’hormone du plaisir et d’ocytocine, responsable de l’attachement. « Plus on fait l’amour, plus on éprouve du plaisir , donc plus on s’attache à son partenaire » déclare le Pr Michel Reynaud, chef du département de psychiatrie et d’addictologie au CHU Paul-Brousse.

Par ailleurs, une autre zone cérébrale, le cortex insulaire, se réveille quand vous avez un orgasme. Cette zone est reliée au sentiment de récompense, de gratification et de dépendance.

Vasopressine et ocytocine dans la clé de la fidélité

La vasopressine dépend de la testostérone. Elle est considérée par la communauté scientifique comme le pendant mâle de l’ocytocine. Une étude à été faite sur les campagnols de campagnes qui sont monogames à vie contrairement à leurs cousins des montagnes. En modifiant un gène permettant d’augmenter le nombre de récepteurs de la  vasopressine chez les campagnols des montagnes, les chercheurs ont remarqué qu’ils devenaient monogames . Une autre étude menée à Stockholm par Hasse Walum a révélé que les hommes ayant une variation de ce gène étaient plus fidèles à leur partenaire de vie.

Quant à l’ocytocine, une recherche publiée dans Biological Psychiatry montrait qu’après avoir inhalé de l’ocytocine par voie nasale, les couples qui avaient tendance à se disputer présentaient un taux de cortisol (l’hormone du stress) beaucoup moins élevé. L’ocytocine est donc une hormone qui joue un rôle sur la confiance, l’empathie, les comportements positifs, la générosité, le lien amoureux, la sexualité et est l’antidote du stress.

Ces deux hormones sont donc responsables du sentiment de plaisir et d’attachement (et donc de fidélité). Elles sont également sécrétées dès la tendre enfance quand l’enfant grandit dans des conditions optimales d’amour et de sécurité. Amour maternel et relation amoureuse, même neuro-hormones en jeu. Seulement, la différence réside dans la stimulation des aires du cerveau qui ne sont pas les mêmes. Chez les amoureux, il s’agit du gyrus denté de l’hippocampe et chez les mères : la substance grise périaqueducale. 

Quels sont les déclencheurs de vasopressine et d’ocytocine ?

Pour déclencher des vagues de vasopressine et d’ocytocine, il n’y a pas que l’orgasme et heureusement ! Caresses, câlins, tendresse, baisers et mots doux sont des déclencheurs de ce mécanisme d’attachement et de fidélité. Parfois, il suffit d’entendre sa voix, d’être en sa présence, assis.e à côté de lui/elle à regarder votre série préférée, vous promener main dans la main pour sentir les papillons dans le ventre. 

Dorénavant, l’amour durable n’aura plus de secret pour vous…

Quand l’amour rend aveugle…

Si des aires s’activent quand on est amoureux, d’autres s’inhibent ! C’est le cas du cortex préfrontal responsable du jugement critique. Certains scientifiques l’expliquent par le fait que le couple doit faire abstraction des défauts de l’autre le temps de procréer et ce, pour la survie de l’espèce… Voilà pourquoi votre être aimé est si parfait les premiers temps …

L’amour, uniquement une question de chimie ?

Il est assez déroutant de se dire qu’une relation stable et durable n’est qu’une histoire de chimie. Évidemment, l’amour est un sentiment complexe qui ne dépend pas uniquement de sécrétion hormonale. L’être humain a des capacités cérébrale développée et l’une de ses qualités est sa capacité de conscience et donc son libre-arbitre. Des nouvelles connexions neuronales se font tous les jours, notre cerveau est malléable, rien n’est figé. 

Alexia Bernard
7 février, 2020
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