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Interview : Natalie Lefèvre, auteure du livre « C’est décidé, je m’épouse »

J’ai rencontré à Paris il y a quelques jours Nathalie Lefèvre, la directrice des programmes de Radio Médecine Douce, pour parler de son livre C’est décidé je m’épouse. Un titre révélateur qui propose une réconciliation avec soi-même. Elle nous explique.

C’est décidé je m’épouse

Gary : Bonjour Nathalie. Votre livre, C’est décidé je m’épouse, publié aux éditions Larousse est un véritable succès de librairie. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, il s’agit d’une méthode qui vous apprend pas à pas comment vous apprécier tel que vous êtes. Jusqu’au moment où vous êtes enfin prêt à sauter le pas… et à vous passer la bague au doigt !

Apprendre à s’aimer soi-même pour apprendre à aimer l’autre – est-ce que ça résume votre démarche ?

Nathalie Lefèvre : Bonjour Gary. Apprendre à s’aimer, c’est je pense, créer un espace d’acceptation. On est tout ce qui fait partie de nous. Mais il nous arrive de nous le cacher, et de nous détester pour ce que nous n’aimons pas en nous. Nous sommes beaucoup plus dans l’acceptation des autres… pour le meilleur ou pour le pire. S’accepter soi-même tel qu’on est, c’est déjà participer à rendre le monde meilleur.

: Fidèle auditeur de Radio Médecine Douce, je me suis rendu compte que le sujet de ton livre était étroitement lié avec un thème qui t’est cher, celui de la dépendance affective. Qu’en penses-tu ?

NL : Effectivement, s’épouser, c’est sortir une fois pour toutes de la dépendance affective, qui est un des maux les plus terribles de notre temps. Je peux le dire aujourd’hui : j’étais une droguée de l’amour qui avait besoin d’un dealer. Aujourd’hui je m’aime et je peux m’offrir ma dose vitale et nécessaire. J’aborde mes relations avec les autres avec plus de liberté et de sérénité. Pour moi, le bonheur de la vie, c’est de vivre des relations d’amour avec les autres. Le mariage à soi n’exclut pas une contribution de l’extérieur, mais la rend possible de manière plus saine.

: Comment ça t’est venu ? As-tu eu un moment de révélation ?

NL : Oui. J’ai ressenti un besoin urgent d’être heureuse. Sentir que je suis créatrice de mon existence, et responsable de ce qui apparaît dans ma vie.

G : Est-ce que c’était lié à un évènement ?

NL : Oui, une rupture amoureuse. Je me suis retrouvée pour la première fois célibataire depuis plusieurs années. J’ai fait face à un vide que j’avais essayé de combler jusqu’ici. Il m’a fallu l’affronter. C’est la rupture et le célibat qui m’ont mené à ça.

G : Penses-tu que tu étais destinée à cette carrière ?

NL : Destinée à vivre un quotidien professionnel exaltant ? Oui ! Mais je pense que tout est une question de croyance, positive ou limitante. Je me suis programmée pour réaliser mes rêves : être journaliste, écrire un livre, organiser des spectacles… J’adore monter seule sur scène. Ça me donne une énergie incroyable. Je refuse de laisser un rêve en suspens. Même ceux que j’ignore encore !

G : On voit chez toi une grande soif de vivre en tout cas !

NL : Quand tu t’épouses, tu épouses la vie à l’intérieur de toi. Ce ne sont pas les choses en tant que telles qui comptent, mais ce que j’en fais. Je n’ai pas toujours de prise sur les évènements qui arrivent, mais c’est à moi de décider ce que j’en fais, et de tirer les bons enseignements.

G : Les hommes peuvent-ils s’épouser ?

NL : Chaque être humain a la responsabilité d’emprunter ce chemin de connaissance de lui, d’acceptation de ses parts d’ombre, de prise en charge de ses blessures et de mise en lumière de ses talents.

G : Qu’est-ce que tu dirais aux hommes pour qui apprendre à s’aimer, c’est renoncer à se dépasser ?

NL : Je leur dirais que c’est l’inverse. L’amour est le carburant qui nous permet de réaliser nos souhaits les plus fous. Aimer, c’est se dépasser. Quand on élève les enfants on leur offre un terreau d’amour et une capacité à se faire confiance. On leur donne l’élan pour qu’ils aient la vie qui les fait rêver. L’amour n’a rien à voir avec le laxisme. On est toujours capable de trouver l’équilibre entre des moments où on se laisse en paix, et d’autres où on se donne des coups de pieds dans au derrière ! Aimer, ce n’est pas renoncer, c’est se donner les moyens.

G : Est-ce que s’aimer nous maintient en bonne santé ?

NL : Tout ce que nous disons donne forme à la matière du monde, et particulièrement à celle de notre corps ! D’ailleurs, notre corps est pour l’essentiel composé d’eau, une matière qui a de la mémoire et dont la forme est mouvante. Si on s’insulte du matin au soir et qu’on passe son temps à se dire des paroles dévalorisantes, on impacte nos cellules de manière négative. Alors qu’il suffit de rester attentif à nous-mêmes, de nous dire des paroles positives, de nous encourager. J’en suis convaincue : être à nos propres côtés, comme nous aimerions qu’on le soit avec nous, favorise notre santé.

G : Quels sont tes projets ?

NL : D’abord, prendre du plaisir dans ma vie de tous les jours. Continuer à faire grandir ce que j’ai commencé à faire, m’offrir plus d’opportunité d’être sur scène. La scène, c’est le lieu sur terre où je me sens le plus vivante.   

C’est décidé je m’épouse

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Natalie : https://www.cestdecidejemepouse.com

Gary Laski
27 février, 2019
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